St-Arnaud (El Eulma) 1941
Carte du Royaume d'Alger 1677

CONFLIT ARMENIE-AZERBAIDJAN, LE FRONT DU HAUT -KARABAGH, Octobre 2020

Septembre 1980-Septembre 2020 :

40 ans après la Première Guerre du Golfe

Le 22 septembre 1980, l'armée de Saddam Hussein envahit la province du Khuzistan, déclenchant un conflit dévastateur pour l'Iran et l'Irak.

Un conflit qui a tué 500 000 Iraniens et Irakiens

Qui est Mohammed VI ? Est-ce le roi qui dirige ? L’islam marocain est-il un garde-fou contre l’islamisme ? Les Marocaines sont-elles libres ou soumises ? À quoi aspire la jeunesse marocaine ? Pourquoi la France envoie-t-elle ses imams se former au Maroc ? Le Maroc est-il un modèle pour le monde arabe ?

Royaume arabo-berbère à la longue histoire islamique, dynastique et impériale, le Maroc se voit comme le plus occidental des pays arabes et africains. Jouant au maximum de son soft power, il est au mieux avec tous les États du monde, exceptés l’Algérie et l’Iran. S’il aspire à devenir une démocratie, le Maroc veut aussi être une grande puissance islamique, avec à sa tête le chef le plus prestigieux de l’islam politique. Ami de tous, protégé par ses alliés, dominant ses opposants et affichant un nationalisme décomplexé, le roi Mohammed VI a-t-il remporté la partie après vingt ans de règne ? Restent néanmoins plusieurs ombres au tableau : misère du monde rural, manque de formation, lutte contre le radicalisme religieux et le terrorisme, repli du pays dans ses frontières. En fin connaisseur, Pierre Vermeren décrypte les paradoxes d’un royaume qui se rêve en pays d’exception.

 

tallandier.com

MAPS AND EVENTS, cartes et actualités

Localisation de l'opération des forces françaises du 3 juin 2020, contre des "responsables importants" de groupes armés.

 

Il est assez difficile de pouvoir localiser certaines opérations militaires en plein Sahara. Le Monde avait évoqué la dernière opération des forces spéciales, à 150 km à l'est de Tessalit, Le Figaro, 80 km à l'ouest, avant de rectifier.

Talhandak, un lieu d'embuscade au nom mystérieux, qui ne correspond pas à un village mais plutot à un puits et à un ancien camp de réfugiés.

 

Le plus intéressant est que cette opération s'est déroulée à quelques 20 km de l'Algérie, dans une région où la frontière... est une donnée complexe, surtout en pays touareg.

 

 

 

Editorial

 

 

Face à la vitesse du virus, le grand retour de la patience

 
Il n’y a pas que les informations qui circulent rapidement à l’intérieur du  « global village » cher à Macluhan. Le virus a ainsi pu être transmis à la vitesse des avions de ligne, survolant la fameuse route de la soie pour atteindre les plus grandes métropoles, de Wuhan à Téhéran, Milan, Paris … et s’est étendu inexorablement sur les chemins d’un monde connecté et relié par les airs, pour le meilleur et pour le pire. 
Nous, les urbains, qui représentons un peu plus de la moitié de la population mondiale, sommes si connectés, que nous ne ratons quasi aucune miette d’information susceptible d’éclairer le présent et surtout, l’avenir. Mais c’est probablement dans le passé que nous pourrions découvrir de quoi organiser notre réflexion, bousculée par le gel mondial des agendas, projets et calculs pour les prochains mois de 2020 et au-delà. 
L'horizon post-événementiel devra être celui d’une réadaptation assumée de nos forces après celle, contrainte, du confinement sélectif ordonné par les autorités gouvernementales. Ne pouvant que difficilement entrevoir une issue relativement proche à cette crise sans précédent dans nos sociétés, nous ne pouvons que dégager quelques horizons, après quelques regards rétrospectifs sur certains bouleversements, tels que ceux qui ont marqué l’histoire des sociétés industrielles au XXème siècle (fin de la Seconde Guerre Mondiale notamment). Plus proches de nous, dans le temps comme dans l’espace,  des sociétés urbaines ont du faire face à des crises graves qui perdurent dans certaines régions (Afrique, Moyen-Orient…). 


Résilience, où es tu ? 
Cette impression troublante de se trouver « dépassé » par ce « conflit mondial » contre le virus est ainsi l’occasion d’une remise en cause de notre statut de population hyper protégée, vivant dans un environnement ouest-européen dans lequel confort et sécurité sont relativement bien partagés. Mais dès qu’une interruption intervient dans nos territoires rassurants, nous sommes rapidement déboussolés, dépassés. Les crises financières, les attentats commis ces dernières années au cœur des villes mondialisées et cette invasion virale mettent de nouveau à nu certaines de nos faiblesses. Elles pourraient s’expliquer par un certain nombre de paradoxes qui caractérisent nos vies connectées.
Centres du savoir et de sa diffusion, les villes dans lesquelles nous vivons disposent de ressources incontestées en termes de réflexion et d’analyse scientifique. Ce sont l'une des clés de la puissance des pays industriels, et de son bras armé nucléaire, ultime bouclier national aux mains d’un club très fermé.  Les grands centres urbains sont également les principaux émetteurs de voyageurs « aériens » qui ont jusqu’à aujourd’hui entretenu une économie touristique toujours plus prometteuse, comme l’ouverture du marché chinois. La croissance et la puissance des villes a en effet été exponentielle en Extrême-Orient, déplaçant ainsi le centre de gravité économique de la planète dans cette région. Dans le même temps, au Japon ou en Indonésie, les épreuves sismiques et autres catastrophes ont marqué des sociétés qui ont fait preuve d’une remarquable résilience. La mort et le risque d’être tué dans une manifestation ou un bombardement ou d'être arrêté arbitrairement ont également caractérisé ces 20 dernières années dans les villes du Proche et Moyen-Orient. Dans les villes comme Alep, Bagdad, Mossoul, le Caire, Gaza, Tripoli, dont la culture urbaine remonte à la plus haute antiquité,  des conflits ont bouleversé ces sociétés, ont déplacé des centaines de milliers de citadins, ont exercé un stress terrible et des troubles psychologiques sur la durée. Ces villes n’ont pas disparu de la carte et leurs habitants ont en majorité survécu. Nous ne pouvons ignorer ces expériences humaines car comme nous, ces populations ont d’abord subi le choc de la suspension de leurs projets et de leurs habitudes puis ont du … s’adapter face au danger et gérer les besoins vitaux dans des régions sans Etat. Les catastrophes naturelles et les conflits ont ainsi affecté des millions de citadins vivant en Extrême Orient et au Proche-Orient. En Europe et au Japon, l’année 1945 a été une des pires de la Seconde Guerre Mondiale, pendant laquelle des centaines de milliers de citadins d’Allemagne et du Japon perdirent la vie ou quittèrent leur villes ravagées. Malgré les campagnes de bombardements massifs qui précédèrent 1945, des populations civiles s’étaient maintenus sur place. Elles ont résisté jusqu’à la fin, et se sont reconstruites.  « Berlin année zéro » après mai 1945, cela ne signifiait pas une fin mais plutôt début, tragique. Le virus Covid 19 ne va pas détruire nos villes mais interrompre assez brutalement nos vies quotidiennes et professionnelles. C’est un état de siège, avec les incertitudes qu’il implique. Mais la capacité de destruction d’un tel virus parait limité par rapport aux bombardements et au stress qu'ils provoquent. Nous ne nous reconstruirons pas à partir d'une tragédie matérielle mais d'une guerre où le front est partout et en suivant , passivement pour l'immense majorité d'entre-nous, une stratégie d'endiguement de la menace totalement inédite. Le moral de l'arrière compte ainsi tout autant que celui des combattants hospitaliers, qui risquent leur vie pour celles des innombrables patients.
Les capacités de résilience et d’adaptation des sociétés urbaines, éprouvées hors du monde occidental sont impressionnantes. Pourraient elles nous aider aujourd’hui à comprendre comment réexploiter nos ressources dans une perspective adaptogène ?  En appuyant notre  réflexion sur l’observation de ces sociétés affectées par le passé et aujourd'hui sous des formes très violentes, mais également en s’intéressant à l’histoire des conflits qui ont affecté des millions de citadins, une constante s’impose : celle des capacités de résilience et de patience de ces populations. 
La patience se présente en effet comme l’une des ressources fondamentales de l’humain, une force  qui a été bien érodée parle le culte récent pour la vitesse et de l’ubiquité numérique. Elle est le partenaire reconnu de toute conduite sur le chemin de la sagesse.

Avec la démocratisation du transport aérien et des outils de télécommunication, le marché de la vitesse a fini par créer une dépendance au gain de temps, à l’optimisation. La victime essentielle de cette offre technique est bien la patience. Le transport numérique  de l’information autant que le transport des humains ont pu ainsi générer une usure générale de la patience. Face aux imprévus, nos plannings s’affolent et le téléphone surchauffe, comme si le temps numérique allait plus vite que le temps du réel !

 
Made in China 
Le virus COVID 19 est probablement le virus le plus voyageur de l’histoire de l’humanité. Il n’a fait qu’emprunter les itinéraires mondialisés et quasi permanents. Le transport aérien s’est ainsi transformé en immense vecteur de la maladie, dépassant les capacités léthales du moustique porteur du paludisme. 
Un tel scénario était-il envisageable ? Certainement, si l’on analyse les épidémies d’origine animale qui se répandues en Asie ces dernières années (Sras notamment). Le vrai « Bond en avant » de l’économie chinoise et sa croissance à deux chiffres s’est appuyé sur des millions de petites mains venues de l’intérieur, les mingong. Cette main d’œuvre docile a permis à l’industrie chinoise d’être une des plus compétitives au monde et d’attirer des milliers d’entreprises étrangères suivies de près par des milliers d’étudiants. Wuhan est notamment un des centres universitaires qui accueillent de très nombreux étudiants français.  Mais Wuhan, c’est aussi son marché populaire de Huanan où, comme dans de nombreuses mégalopoles de Chine, se croisent touristes, expatriés et populations locales, avec leurs boucheries très particulières. Le virus n’est pas parti de ce marché ni  n’a pas ensuite pris le chemin de expatriés par hasard. Le made in China et le learn in China sont le résultat de stratégies portées par cette puissance économique qui n’a pas 30 ans. Le virus made in China n’a fait que suivre ces routes. La puissance économique indienne, quant à elle, malgré son milliard d’habitants, n’est pas parvenue à attirer autant d’expatriés que la Chine, la lenteur des effets visibles de sa croissance, son absence de « bullet train » lui donnent l’image d’un pays de l’ancien monde.  La vitesse de la croissance, l’inquiétude de ne pas profiter de tel ou tel marché dans le monde a fait effectivement se précipiter vers Shanghai, Dubaï etc nombre d'expatriés. 
Comme les Etats Unis, la Chine est devenue une des régions les plus attractives pour les expatriés, les étudiants etc.  A l’heure où les frontières se referment pour une durée indéterminée, chacun va devoir compter avant tout sur ses propres moyens. Nous ne disposons ni des moyens des Etats Unis ni de ceux de la Chine. Mais au moment où il faudra se relever, ces deux géants seront incontournables. En annonçant leur intention de sauver leurs économies déjà fatiguées, les gouvernements européens, la France et l’’Italie en particulier, se préparent à une re-modélisation de leurs systèmes, qui devra probablement emprunter à Pékin et Séoul  certaines de leurs stratégies de crise (contrôle de la population entre autres). Il est possible qu'un Thought in China  finisse par accompagner le Made in China. La dépendance à la Chine et aux Etats Unis (les GAFA) va se poser avec une nouvelle acuité face au défi de la « reconstruction » à venir. Le rapatriement de la diaspora des expatriés pourrait bien constituer une des forces vives de l'Europe, et de la France en particulier. 


Karim CHAIBI 


20 mars 2020 

HISTORICAL MAPS For Algeria,  Sahara, Africa and more

Atlas, cartes et plus pour l'histoire et la géopolitique.

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Guerre dans les villes

Guerre dans les montagnes

Une découverte inédite des villes et villages d'Algérie, le long des différentes strates historiques qui les ont porté jusqu'à aujourd'hui. Leïla Latrèche nous donne la main tout au long de ce voyage, loin des sentiers battus.Plusieurs cartes accompagnent cet agréable voyage.

 

 

Couverture et cartographie :

Karim CHAÏBI

 

Parution: Mars 2018

Hommage a Jean-Christophe Victor , cartographe et geopolitologue,  qui vient de nous quitter . 

Nous nous sommes rencontrés il y a deux ans à la gare de Versailles Chantiers et avions échangé sur la langue chinoise alors que je lui remettais l'Atlas historique de l'Algérie. Il a fondé le LEPAC, laboratoire de prospective et cartographie.Hélas, je n'ai pas eu d'autres occasions d'échanger davantage avec lui . Jean Christophe Victor laisse de nombreux travaux de référence et une oeuvre à l'approche pédagogique unique : le Dessous des cartes. Nous perdons un éminent spécialiste et analyste des questions géopolitiques contemporaines. 

 

Karim Chaïbi, le 29 décembre 2016

MERCI A TOUS LES

VISITEURS VENUS AU

STAND DALIMEN POUR NOUS RENCONTRER.

NOUS ECHANGERONS BIENTOT AUTOUR DE SETIF, L'HISTOIRE DE NOS REGIONS ET AU DELA.

MERCI ENCORE

 

KARIM CHAIBI

21 eme salon international du livre d'alger. 29-30-31 octobre 2016